30/06/2007

Plaine perwezienne

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Voici la plaine perwezienne sur laquelle notre Don Quichotte va affronter les chevaliers - eoliennes, en compagnie de son fidèle Sancho Panza

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14:11 Écrit par Sébastien Grêde dans Grand Feu 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Saint-Jean 2007. Compte-rendu. SAINT- JEAN 2007 Le compte rendu.

En mettant le nez dehors dès potron-minet, on était fixé : la cuvée 2007 de la Saint-Jean ne serait pas exceptionnelle en terme d’affluence du public ; ou plutôt si, mais dans le mauvais sens.

L’après-midi : le rallye. Le soleil était là, oui mais pas tout le temps ! Comme si c’était la guerre dans le ciel : il « chauffait » pendant une heure, puis se laissait prendre la place par les ondées. Et quelles ondées ! On s’en souviendra.
Quoiqu’il en soit, les concurrents (6 groupes inscrits) avaient cette année à suivre les traces de don Quichotte de la Manche et de Sancho Panza, son fidèle écuyer. C’est que ces deux-là étaient venus traîner les sabots de Rossinante et du baudet dans la plaine perwézienne. C’est là que poussent ces temps-ci de nombreux grands moulins qu’on appelle éoliennes. Pour don Quichotte, il n’en fallait pas plus : ces éoliennes étaient devenues autant de chevaliers qu’il fallait affronter. Et parmi eux, il y avait, bien sûr, le Chevalier Arthur de la Table ronde mais aussi, entre autres, « Chevalier Maurice » ou « Chevalier Laspalès » !
Après leur inscription à Liernu, au son de « l’homme de la Mancha » de Brel que diffuse la sono, les candidats sont donc conduits à Perwez pour y prendre le départ… juste derrière la lignée de bovins de la foire agricole. C’est là que certains aperçoivent, en chair et en os, le grand Hidalgo montant la fière Rossinante. Il y en a même qui voient, ou croient voir, la belle Dulcinea.
Deux kilomètres de chemins variés et l’examen du cache-cache des Chevaliers-éoliennes et on tombe, au coin d’un bois, sur le premier poste de contrôle-ravitaillement, tenus par « les potes » qui proposaient un jeu divertissant de gobelets d’eau qui volent ; toute l’eau projetée ne retombant pas nécessairement dans le gobelet ! Bref, par les temps qui courent, très rafraîchissant !
On repart, toujours sur les traces du grand Hidalgo fou, on affronte la Mesnie Hellequin et, après quelques orages, on arrive au poste deux. Là, au croisement de la Chaussée Bavay-Cologne et de l’ancienne ligne 147, Jules César en personne assure l’accueil des candidats, au milieu d’une bande hétéroclite de Romains de l’Empire décadent, d’irréductibles Gaulois(e)s et de chef(e)s de gares poinçonneurs(euses) . Il y est beaucoup question d’une 7ème Compagnie qu’on a perdue, puis retrouvée, puis…
Troisième et dernière étape : on se rapproche une nouvelle fois des Chevaliers que notre don Quichotte veut absolument affronter. Sur le parcours, on répond à des questionnaires, on situe des photos, des objets ou situations insolites, on reconnaît des graffitis, on reconstitue un puzzle…en profitant de la moindre éclaircie.
Enfin, après le terrible combat final entre don Quichotte et le Roi Arthur, on arrive au poste 3, aussi appelé poste-Chef, où il est proposé aux candidats des jeux hautement intellectuels de pêche aux canards et de lancer de l’anneau.
Et puis, on est reconduit au bercail, pour la suite des réjouissances. A cette heure-là le barbecue répand déjà ses délicieuses effluves et le bar est ouvert depuis longtemps.

Le soir, après une dernière drache, mais non la moindre, le ciel se calme. Mais un peu tard : le public n’y croit plus ; c’est avec une assistance rarement si restreinte que se passera la soirée.
Mais qu’à cela ne tienne : d’abord, les responsables corrigent les épreuves du rallye (« èèk, mais ces papiers sont tout mouillés ! »).
Déjà, il faut accueillir les sympathiques danseurs et danseuses de « Sédianka », groupe de danses folkloriques bulgares. Au rythmes particuliers des Balkans, ils nous émerveillent pendant une bonne demi-heure. Puis, encore essoufflés, ils invitent le public à se joindre à eux et lui font découvrir les bases culturelles et techniques de leur art.
Ensuite on proclame les résultats du rallye : les trois premiers groupes les mieux classés remportent chacun un magnifique panier de produits espagnols, en ce compris un exemplaire du don Quichotte de Cervantès. Mais à Liernu, tout le monde gagne : les autres peuvent tirer à la ficelle et reçoivent de nombreux cadeaux.
Pour la suite de la soirée, nous sommes emmenés « à la cime des Zarbs » aux rythmes modernes des guitares et autre batterie. Ce trio, non moins sympathique, de chanteurs- musiciens, après nous avoir ravis de leurs compositions, enchaînent avec quelques reprises, parfois avec l’aide mémorielle des « potes ».
Enfin, restent autour du feu les irréductibles traditionnels de la nuit de la Saint-Jean, les uns chantant, les autres se partageant une guitare et les derniers se contentant de discuter … ou de dormir. Vers 4h.30, les oiseaux prennent la relève, on se partage le café et les couques au chocolat. Une heure plus tard, le soleil se lève sur un des jours les plus longs…mais cela, on ne l’a pas vu, c’était derrière les nuages.

Ah oui, j’oubliais, les vainqueurs du rallye, ce sont les Lehman. L’auriez-vous cru ?


Écrit par : Louis Grède | 16/08/2007

Ancien site. L'ancien site de la Corporation du Grand Feu de Liernu est actuellement accessible à l'adresse:
http://corpo.mitus-serveur.net/corpo.
Ce site comporte une présentation générale de la Corporation et les comptes-rendus de ses activités antérieures au 01/01/2007.

Écrit par : Louis Grède | 31/08/2007

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