15/02/2008

Compte-rendu Grand Feu de Liernu 2008

Il faisait tellement printanier dans les rues de Liernu en ce samedi 9 février que certains se sont demandés ce que nous fabriquions là  avec notre « Blanc–Hiver qui doit mourir pour que les beaux jour reviennent » ! Mais méfions-nous quand même car certaines choses peuvent reprendre vigueur, même plus tard qu’à la Chandeleur !

 

Toujours est-il que c’est sous un soleil radieux que se dressait fièrement notre bûcher, prêt à recevoir le condamné et les flammes purificatrices.

 

Vers 11 heures arrivait  une délégation de 12 cracs champenois (pardon 12 membres du C.R.A.C. de Creney en Champagne), venus nous prêter main forte, avec armes et bagages.

 

Après la réception et un petit dîner de bienvenue à la salle, tout le monde se retrouvait sur la Place, au soleil, pour la formation de notre traditionnelle « promenade du Blanc ». A 15 heures précises et après rappel des consignes de sécurité, le cortège se mettait en branle.

 

Il était composé comme suit :

1.        l’escorte du « Blanc » : composée de 3 juges-bourreaux de la Corporation du Grand Feu : leur robe blanche représente la pureté et l’impartialité (leur rôle de juge), leur cagoule symbolise leur rôle de bourreau, les flammes rouges sont le feu purificateur du châtiment,

2.        le char de notre Corporation : Il comporte un bûcher miniature, le condamné (le « Blanc ») et un juge-bourreau ; le « Blanc » est la personnification de l’Hiver qui doit mourir pour laisser la place au Printemps ; il effectue sa dernière promenade,

3.        la fanfare Saint Martin de Leuze, sur un char depuis quelques années,

4.        le Géant de Liernu, ressuscité depuis quelques années par des jeunes du village,

5.        les Chevaliers d’Emines et leur dragon cracheur de feu,

6.        le C.R.A.C. de Creney, (« Carnaval, Recherche, Animation de Creney »)

7.        le public déguisé et bigarré.

 

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Après deux bonnes heures et demie d’une gaie et bruyante promenade arrosée de péquet, de confettis et de soleil, les participants se retrouvaient à la salle pour le goûter aux crêpes suivi du concours de déguisements. Tandis que dehors une dernière main était mise à la finition du bûcher et à l'allumage du barbeque.

 

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Vers 20 heures, le nombreux public pouvait admirer le majestueux cortège aux flambeaux sortant de la ferme de la Cour et approchant, par la prairie, tel un long serpent enflammé.

Il y avait là, dans un ordre impeccable, la Corporation du Grand Feu au complet, dans ses costumes traditionnels, escortant le Blanc et ses porteurs et précédée de son drapeau et de deux tambours. L’un des porteurs n’était autre qu’un membre de la Compagnie (retrouvée) des Brandons dont c’était, jadis, l’un des rôles.

Venaient ensuite : le C.R.A.C., dans ses plus beaux déguisements, les valeureux Chevaliers d’Emines, armés jusqu’aux dents, derrière leur écu, la Confrérie du Gros Chêne, dans ses habits monastiques, la Confrérie du Grand Feu de Lonzée, toute de rouge vêtue et le très coloré Comité des fêtes de Saint Germain.

 

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A l’approche du bûcher, cette troupe hétéroclite mais pourtant bien disciplinée, était quelque peu ébranlée par une attaque pétaradante de diables cornus sortis on ne sait d’où et qui, se faufilant parmi l’escorte, tentèrent de faire libérer le Blanc. Heureusement, sans succès.

 

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Arrivés au pied du bûcher, tous se disposèrent, avec discipline, entre celui-ci et le public pour entendre le discours d’accueil du Capitaine-Président de la Corporation et surtout le terrible réquisitoire des méfaits de l’immonde « Blanc ».       

 

Pour la sentence, c’était couru d’avance : la pendaison et le feu du bûcher (ben oui, sinon nous n’aurions pas passé tous ces samedis à le construire !).

 

Une fois le condamné attaché au sommet et les porteurs redescendus, sur l’ordre du Capitaine, soixante flambeaux plongeaient dans la paille sèche et transmettaient leur feu purificateur au bûcher tout entier et au « Blanc » qui, après quelques minutes partait en fumée. Pour de bon, espérons-le !

 

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11:21 Écrit par Sébastien Grêde dans Grand Feu 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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